jeudi 15 avril 2010

Une ACTION POUR LE DEVELOPPEMENT

« Dans la vie, la seule donnée pérenne c’est la Loi de la ferme. On doit préparer la terre, planter, cultiver, désherber, arroser, surveiller la croissance et le développement des plantes jusqu’à maturité. » Une Loi qui s’apparente au processus de création de l’Etat moderne qui postule l’institutionnalisation et la rationalisation de la participation citoyenne dans la chose publique. Que l’on soit du milieu rural ou urbain, quelque soit son degré d’instruction, le fait est que chaque haïtien doit apporter sa pierre dans la construction de l’autre Haïti ; une aspiration qui passe immanquablement par le renforcement des liens sociaux, la reconnaissance et la défense du principe de l’unité dans la diversité, la liberté de penser et le devoir d’agir, de prendre ses responsabilités.

Aujourd’hui, comme jamais auparavant, vu l’effritement graduel de nos acquis en tant que société, il s’avère essentiel que nous nous investissions dans cette lutte pour le salut commun. L’autre Haïti ne doit point être une rengaine, un simple slogan, mais plutôt un acte de Foi. Notre société dépérit pour cause que bon nombre restent frappés d’autisme, cloués dans un assistanat permanent, se qualifiant d’office pour subir l’histoire avec tous ses aléas. Rien que ces jours-ci, la gestion des crises devient une spécialisation très prisée qui fait venir des experts de tout horizon, et le sauve qui peut une aventure de choix pour une jeunesse défaitiste et délaissée. « Si nous n’agissons pas, nous serons sûrement traînés honteusement le long des sombres corridors du temps ».

< La crise est une occasion difficile, douloureuse même, mais c’est aussi une formidable occasion pour oser affronter sa peur, surmonter ses barrières. Aujourd’hui, s’offre à nous la possibilité d’influer sur l’avenir, sur notre avenir par notre prise de conscience tant individuelle que collective, pourvu que cette prise de conscience se poursuive par l’Action. L’aide humanitaire dont nous sommes l’objet en ces jours fâcheux, une manifestation rapide de la diplomatie humanitaire, ne saurait servir de soupape au maintien d’une certaine stabilité axée sur la résilience des uns et des autres. Il faut certainement y voir le sentiment de se sentir lié à l’ensemble du genre humain, mais par delà tout ça, trop souvent on s’est dédouané de nos redevances envers cette société, de nos devoirs d’implication civique. Trop souvent on s’est caché derrière les rideaux du passé pour ne pas assumer le présent et préparer l’avenir de ce coin de terre dont nous voulons faire une « Nation ».

L’Histoire, notre histoire est jonchée de voix qui ont transpercé notre melting pot politico-social chronique pour crier que les choses doivent changer ; mais à quand le saut de la Foi.

La charité ne consiste pas seulement à jeter une piécette au mendiant. Elle conduit à penser qu’un édifice social où sont produits des mendiants a besoin d’être remodelé.
Martin Luther King Jr
A QUI DE DROIT

mardi 15 décembre 2009

Quelle AFFAIRE !!!

Au niveau du parlement haïtien, depuis quelques temps, les remous agitent l’assemblée sur fond de la question de la promulgation ou pas de la Loi sur le salaire minimum (le fixant à 200 gourdes). A côté de tous les événements fâcheux qu’à charrié cette question d’une envergure indubitable pour une économie aussi bancale que la notre, il faut aussi souligner le fait que cette conjoncture particulière dans notre aventure politique augure aussi d’agréables présages.

Le parlement haïtien tel que vu par une population maintenue dans une piteuse situation, a toujours été le théâtre de malversations, pratiques obscures, malhonnêtes et le lieu par excellence de tous les palabres empreints de vénalité qui n’a mené la pays nulle part d’autre que là où nous sommes ; avec toutes nos crises et forgeurs de crises qui polluent notre atmosphère politique sous couvert d’une transition démocratique sans tenant ni aboutissant. Encore aujourd’hui, le président de la République prend avec des pincettes cette loi, ourdissant sa position dans ce débat qui réveille des clivages sociaux toujours présents (souvent allumés à volonté).
Une affaire à suivre…

dimanche 5 juillet 2009

Une mission à accomplir

Combien de fois avons nous croisés ces regards inquisiteurs, esquivés cette main innocente qi nous était tendue, pourchassés cet être frêle qui ne voulait qu'épousseter cet engin aux multiples formes qui roulent sans arrêt sur ce qui représente sa demeure, combien de fois avons nous condamné ces êtres frêles sans présent ni lendemain, pour qui la vie est déjà une lourde condamnation. Combien de fois, combien de fois...
Chers amis , ceux-là dont je vous parle , ce sont ces enfants qui naissent tout vieux et qui pourtant meurent tout jeunes. Ceux-là à qui, les parents n'ont pu donner que l'éxistence et non la vie. Ceux-la à qui la société n'a donné ni nom, ni domicile, ni nationalité. Ces jeunes que la société gonflent, chargent et surchargent du message de la terreur, du rejet, des tortures morales et physiques, et qui l'on condamnent quand ils transmettent leurs seul message.
Saint Augustin avait déclaré et je cite: le règne de la morale commence avec la satisfaction minimale des besoins. Ceci est d'autant plus vrai, que le souci premier de tout être humain, de tout individu, voire de toute société, est d'assurer sa survie. Mais là sous nos yeux, il y a une jeunesse qui nait, grandit, se transforme avec ses déboires florissants qui se métastasent sur la société entière. Cette jeunesse incapable de se projeter vers l'avant, d'inscrire l'espérance de progrès dans sa dynamique temporelle, qui vit l'absence de tout optimisme et voit naitre, se développer en lui, cette compétition impitoyable, cette guerre contre tous pour sa survie.
Il y a une question qui soupire après une réponse: POURQUOI TANT DE GENS VIVENT JUSQU'A EN MOURIR, TANDIS QUE D'AUTRES SE TUENT A VIVRE MAIS N'Y ARRIVENT PAS ? POURQUOI ?
Le constat est déconcertant, l'avenir pour ces enfants ne sourit pas, sa représentation se broille comme une image qui s'efface. L'effacement de l'avenir correspond à un durcissement du présent qui enlise plus d'un dans l'alcoolisme, la drogue et tout autre actes malsains. Voilà, chers amis, une bombe retardement.
Je ne fais pas l'apologie de jeunes déviants, ni de jeunes gens et jeunes filles qui enfilent un manteau de parents, alors que la saison etait préférable au chemisier d'écolier. Loin de là...! Mais plutôt, je vous dit que tout n'est pas perdu, qu'on a une mission à accomplir. Qu'il est temps de longer la main à ce jeune enfant qui voit en vous le BonDieu au lieu d'avoir à tendre votre sac au bandit aguerri qui verra en vous un ennemi. Qu'il est temps d'ouvrir des écoles accessibles à tous, au lieu d'avoir à ouvrir des prisons non accessibles parce que trop remplis. Qu'il est temps de dire à ces petites filles qui triment dans la rue, qu'elles ont la chance de se former et que leur premier bébé sera un avenir réussi, au lieu d'avoir à regréter ces pauvres jeunes filles pour qui le fait de tomber enceinte est le seul moyen d'avoir accès à un peu d'attention, et quelques miettes de pains et de soins.Je suis venu vous dire que tout n'est pas perdu. J'ai déjà vu ces enfants dans les yeux desquels, il y a cette rage de vivre, mais dont le visage blêmit par le poids du temps vous dit que si c'est ça la vie, moi je n'en veux pas. Ces enfants dont le ventre vous dit: j'ai trop mangé, mais dont les jambes vous crient: c'est faux je n'en peux plus.Je les ai déjà vu.Mais je vous vois aussi ce soir, les yeux pleins de cette volonté d'agir, de cette volonté de faire quelque chose de bien, quelque chose de bon.Car si nous vivons, ce n'est pas parce que la vie est quelque chose de tout fait qui nous a été donnée, mais c'est pour nous l'occasion de réaliser quelque chose de bien fait. ODETTE ROY FOMBRUN parle de KONBIT, appelez la comme vous voulez, mais ce qui compte vraiment, c'est que nous conjuguions nos forces, pour le succès et l'épanouissement collectif.Comme disait l'autre:
J'ai appris une chose et je sais en mourant qu'elle vaudra pour chacun.Vos bons sentiments que signifient ils, si rien n'en parait en dehors. Votre savoir, que sert elle, si elle reste sans conséquences. Je vous dirai une chose. Souciez vous en quittant ce monde, non d'avoir été bon, mais de laisser un monde bon. VOILA NOTRE MISSION.