Il est un fait certain que l’instabilité et l’insécurité politiques chroniques en Haïti, l’ont beaucoup affectée, mais les handicaps naturels constituent un problème de taille. Des vallées jadis très fertiles, des montagnes autrefois boisées, il ne reste souvent que terres infertiles et érosion par suite de déforestation et de surpopulation. C’est ainsi que les sources qui alimentaient la capitale en eau ont disparus les unes après les autres. En coupant les arbres pour le charbon, et toute autres formes de combustibles dont la demande augmente avec la population, on aggrave le phénomène irrémédiable de l’’erosion et par voie de conséquence, faisons disparaître la fertilité du sol. Le diagnostic de l’expert français J. Crosnier est malheureusement déconcertant : la capacité nourricière du sol ne peut plus permettre l’alimentation d’une population qui a maintenant dépassé la barre des 9 millions d’individus. Une grande partie de la population se livre ainsi dans l’alternative de la périlleuse aventure maritime et le reste ne survit que des miettes de l’aide alimentaire directe ou indirecte.
Point n’est besoin de convaincre quiconque de la faiblesse des revenus ruraux. La « banque » des paysans a été à plusieurs reprises cambriolées, sans réparation ni restitution ; quand ce n’est pas la perte des porcs, c’est celle de la production vivrière, l’économie rurale est bancale. De plus, l’absence de scolarisation effective et efficiente et l’inégalité dans l’alphabétisation relèguent toute cette partie de la population dans un relatif archaïsme, profitable à certains. Mais nous devons penser à cette phrase de Lancelot Hogben disant : « […] toute nation porte les germes de sa propre perte si elle néglige l’instruction des masses… »
Le blocage social et foncier est pesant : la colonisation a légué un modèle social fondé sur la grande propriété ; il faut détenir de vastes domaines pour être un notable, - appartenir à l’élite- ainsi, la grande majorité se trouve victime des caprices d’une frange insoucieuse.
Nous prônons haut et fort la constitution d’une « communauté paysanne »robuste. Une réforme agraire qui permettrait d’intensifier les cultures et doter la société d’une paysannerie petite et moyenne bien plus large apte à servir de levier à la consommation de masse de produits de base et contribuant ainsi à l’essor de l’industrialisation, pour former une « chaîne de croissance »vers le développement.
Alléger le poids des handicaps naturels, atténuer les déséquilibres sociaux, doit permettre de ralentir cette fuite massive des ruraux et d’élargir les débouchés pour les produits locaux.
jeudi 15 avril 2010
Vers l'autre HAITI
Haïti, cette terre qui fut le théâtre du «miracle économique » est jalonnée de plus en plus de crises, les une plus terribles que les autres. La gestion du quotidien devient la spécialité des plus prestigieux techniciens et leaders, et la quête d’une issue dans une logique de sauve qui peut, une aventure de choix. Pourtant, toute approche défaitiste doit être évitée, puisqu’au-delà de l’état des choses planent aussi des opportunités.
En effet, la crise est une occasion propice pour faire un face à face avec soi-même, une occasion difficile, douloureuse mais aussi formidable pour oser surmonter ses barrières. Aujourd’hui se crée pour nous une large une large possibilité d’influer sur l’avenir et façonner cette Autre Haïti qui tant nous attise les sens les plus poussés de notre patriotisme souvent branlant. Cette Haïti sur la voie du développement, ce qui stipule le bien-être des citoyens, la transformation des modes de vie, transformation au niveau des mentalités, au niveau de l’aménagement du territoire, au niveau de l’instruction. Des transformations sont aussi nécessaires au niveau des rapports sociaux et politiques ; comme le statut des femmes, piliers de la société, et le renforcement des acquis démocratiques si souvent bafoués. Des transformations qui sont tributaires des la croissance économique (augmentation de la production sur une longue période), un chemin qui n’est pas exempt d’obstacles.
Le développement durable pour Haïti, comme partout ailleurs, devra passer par le développement de l’Humain, par la formation du citoyen. La promotion et l’investissement dans l’Education- canal de transmission des valeurs- contribuera à façonner cette autre Haïti où règnera l’égalité des chances, à l’abri des déterminismes sociaux ; facteurs en mesure de contribuer de manière majeure à l’éradication de l’emprise de l’extrême pauvreté, à la réduction des inégalités et à l’approfondissement de la démocratie tant politique que sociale dans le pays.
Ce renouveau ne saurait se limiter au domaine social, mais aussi, doit s’appuyer sur une économie en croissance très compétitive. Mais pour y arriver, il est temps pour nous de tracer le fil de notre Histoire, trop souvent guidé par les caprices « d’experts de tout horizon ». Il est temps que dans les écoles, les universités, dans tous les milieux du pays, que nous agissions pour dire non à l’obscurité sous toutes ses formes, pour enfin faire jaillir l’éclat de notre conscience collective qui annonce l’aube de la Liberté et de la Dignité pour tous.
En effet, la crise est une occasion propice pour faire un face à face avec soi-même, une occasion difficile, douloureuse mais aussi formidable pour oser surmonter ses barrières. Aujourd’hui se crée pour nous une large une large possibilité d’influer sur l’avenir et façonner cette Autre Haïti qui tant nous attise les sens les plus poussés de notre patriotisme souvent branlant. Cette Haïti sur la voie du développement, ce qui stipule le bien-être des citoyens, la transformation des modes de vie, transformation au niveau des mentalités, au niveau de l’aménagement du territoire, au niveau de l’instruction. Des transformations sont aussi nécessaires au niveau des rapports sociaux et politiques ; comme le statut des femmes, piliers de la société, et le renforcement des acquis démocratiques si souvent bafoués. Des transformations qui sont tributaires des la croissance économique (augmentation de la production sur une longue période), un chemin qui n’est pas exempt d’obstacles.
Le développement durable pour Haïti, comme partout ailleurs, devra passer par le développement de l’Humain, par la formation du citoyen. La promotion et l’investissement dans l’Education- canal de transmission des valeurs- contribuera à façonner cette autre Haïti où règnera l’égalité des chances, à l’abri des déterminismes sociaux ; facteurs en mesure de contribuer de manière majeure à l’éradication de l’emprise de l’extrême pauvreté, à la réduction des inégalités et à l’approfondissement de la démocratie tant politique que sociale dans le pays.
Ce renouveau ne saurait se limiter au domaine social, mais aussi, doit s’appuyer sur une économie en croissance très compétitive. Mais pour y arriver, il est temps pour nous de tracer le fil de notre Histoire, trop souvent guidé par les caprices « d’experts de tout horizon ». Il est temps que dans les écoles, les universités, dans tous les milieux du pays, que nous agissions pour dire non à l’obscurité sous toutes ses formes, pour enfin faire jaillir l’éclat de notre conscience collective qui annonce l’aube de la Liberté et de la Dignité pour tous.
Une ACTION POUR LE DEVELOPPEMENT
« Dans la vie, la seule donnée pérenne c’est la Loi de la ferme. On doit préparer la terre, planter, cultiver, désherber, arroser, surveiller la croissance et le développement des plantes jusqu’à maturité. » Une Loi qui s’apparente au processus de création de l’Etat moderne qui postule l’institutionnalisation et la rationalisation de la participation citoyenne dans la chose publique. Que l’on soit du milieu rural ou urbain, quelque soit son degré d’instruction, le fait est que chaque haïtien doit apporter sa pierre dans la construction de l’autre Haïti ; une aspiration qui passe immanquablement par le renforcement des liens sociaux, la reconnaissance et la défense du principe de l’unité dans la diversité, la liberté de penser et le devoir d’agir, de prendre ses responsabilités.
Aujourd’hui, comme jamais auparavant, vu l’effritement graduel de nos acquis en tant que société, il s’avère essentiel que nous nous investissions dans cette lutte pour le salut commun. L’autre Haïti ne doit point être une rengaine, un simple slogan, mais plutôt un acte de Foi. Notre société dépérit pour cause que bon nombre restent frappés d’autisme, cloués dans un assistanat permanent, se qualifiant d’office pour subir l’histoire avec tous ses aléas. Rien que ces jours-ci, la gestion des crises devient une spécialisation très prisée qui fait venir des experts de tout horizon, et le sauve qui peut une aventure de choix pour une jeunesse défaitiste et délaissée. « Si nous n’agissons pas, nous serons sûrement traînés honteusement le long des sombres corridors du temps ».
< La crise est une occasion difficile, douloureuse même, mais c’est aussi une formidable occasion pour oser affronter sa peur, surmonter ses barrières. Aujourd’hui, s’offre à nous la possibilité d’influer sur l’avenir, sur notre avenir par notre prise de conscience tant individuelle que collective, pourvu que cette prise de conscience se poursuive par l’Action. L’aide humanitaire dont nous sommes l’objet en ces jours fâcheux, une manifestation rapide de la diplomatie humanitaire, ne saurait servir de soupape au maintien d’une certaine stabilité axée sur la résilience des uns et des autres. Il faut certainement y voir le sentiment de se sentir lié à l’ensemble du genre humain, mais par delà tout ça, trop souvent on s’est dédouané de nos redevances envers cette société, de nos devoirs d’implication civique. Trop souvent on s’est caché derrière les rideaux du passé pour ne pas assumer le présent et préparer l’avenir de ce coin de terre dont nous voulons faire une « Nation ».
L’Histoire, notre histoire est jonchée de voix qui ont transpercé notre melting pot politico-social chronique pour crier que les choses doivent changer ; mais à quand le saut de la Foi.
La charité ne consiste pas seulement à jeter une piécette au mendiant. Elle conduit à penser qu’un édifice social où sont produits des mendiants a besoin d’être remodelé.
Martin Luther King Jr
A QUI DE DROIT
Aujourd’hui, comme jamais auparavant, vu l’effritement graduel de nos acquis en tant que société, il s’avère essentiel que nous nous investissions dans cette lutte pour le salut commun. L’autre Haïti ne doit point être une rengaine, un simple slogan, mais plutôt un acte de Foi. Notre société dépérit pour cause que bon nombre restent frappés d’autisme, cloués dans un assistanat permanent, se qualifiant d’office pour subir l’histoire avec tous ses aléas. Rien que ces jours-ci, la gestion des crises devient une spécialisation très prisée qui fait venir des experts de tout horizon, et le sauve qui peut une aventure de choix pour une jeunesse défaitiste et délaissée. « Si nous n’agissons pas, nous serons sûrement traînés honteusement le long des sombres corridors du temps ».
< La crise est une occasion difficile, douloureuse même, mais c’est aussi une formidable occasion pour oser affronter sa peur, surmonter ses barrières. Aujourd’hui, s’offre à nous la possibilité d’influer sur l’avenir, sur notre avenir par notre prise de conscience tant individuelle que collective, pourvu que cette prise de conscience se poursuive par l’Action. L’aide humanitaire dont nous sommes l’objet en ces jours fâcheux, une manifestation rapide de la diplomatie humanitaire, ne saurait servir de soupape au maintien d’une certaine stabilité axée sur la résilience des uns et des autres. Il faut certainement y voir le sentiment de se sentir lié à l’ensemble du genre humain, mais par delà tout ça, trop souvent on s’est dédouané de nos redevances envers cette société, de nos devoirs d’implication civique. Trop souvent on s’est caché derrière les rideaux du passé pour ne pas assumer le présent et préparer l’avenir de ce coin de terre dont nous voulons faire une « Nation ».
L’Histoire, notre histoire est jonchée de voix qui ont transpercé notre melting pot politico-social chronique pour crier que les choses doivent changer ; mais à quand le saut de la Foi.
La charité ne consiste pas seulement à jeter une piécette au mendiant. Elle conduit à penser qu’un édifice social où sont produits des mendiants a besoin d’être remodelé.
Martin Luther King Jr
A QUI DE DROIT
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