jeudi 15 avril 2010

PENSÉES

1- Etre leader, non par la force des armes, mais par la force des convictions.

2- L'adversité et l'allégresse font tous partie de l'aventure quotidienne qu'est la vie.

3- Toute société non pourvu d'un rêve est condamné à périr, s'il n'y a pas un sursaut au niveau de la conscience lumineuse.

4- Un être humain sans rêve est proche de l'animalité. Seul le rêve peut sauver l'Humain.

5- Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.

6- Prends le temps de travailler, c'est le prix du succès. Prends le temps de prier, c'est la force de l'homme.

7- Trop souvent on se contente d'être la lanterne rouge au lieu de jouer le rôle de phare avant. Trop souvent on s'est contenté d'être l'echo au lieu d'être le cri.

8- Une société n'a de richesse que d'Hommes.

9- Notre destinée commune est un vêtement sans couture.

10- T'as pas les yeux derrière la tête pour ne pas te focaliser sur ton passé. Tás les yeux devant pour toujours assumer ton passé et préparer ton futur.

Juste un regard

Notre siècle est le théâtre d’événements surréalistes. Le monde, encore actuellement, regorge de paradoxes et ceci remonte à très loin. On retrace que chacun des ensembles humains qui émergeaient de l’opacité de la préhistoire, tendaient à se définir comme l’humanité tout entière. Ainsi, l’humanité pour certains, n’a jamais été une donnée naturelle, mais plutôt une construction propre à une culture ; ces clichés, souffrez que je vous le dise, ont traversés le temps et imprègnent d’une façon ou d’une autre les relations sociales tant au niveau nationale, qu’internationale.

Alors que certains crient au progrès, à la prospérité matérielle, beaucoup d’autres triment. Toute croissance économique d’un côté est accompagnée de croissance des inégalités de l’autre. Le progrès des NTIC au centre, fait la course à l’analphabétisme grandissant dans la périphérie, pour cause (entre autres) la passivité, l’aveuglément ont laissé beaucoup en marge da la dynamique de développement. En présence de tels constats, la réalité est claire, le développement généralisé fait partie des limites de la mondialisation.

Les langues châtiées vous conteront de belles histoires de « pays amis » mais le cours des choses veut qu’il y ait des alliés en fonction d’une communauté d’intérêts qu’ils partagent pour un temps donné. Des alliances de raison répondant à des visions nationales claires et planifiées, qui sous-tendent des liens plus ou moins étroits dépendamment des affinités ou/et des rapports de force. Sur un tel échiquier, il vient à dire que toute dynamique de changement, de croissance et de développement passe immanquablement par un effort de soi sur soi, tendant à faire fi de ces acquis autodestructeurs que constituent l’apathie, le renoncement, l’assistanat qui alimente la corruption à grande échelle et minent nos valeurs, essence même de notre identité de peuple.

Plus que jamais nous devons faire le SAUT DE LA FOI.

LE CRÉDIT AGRICOLE- un maillon dans la chaine de croissance

L’existence fictive d’instance de crédit agricole en Haïti, constitue l’un des problèmes majeurs à juguler. On rapporte que : le bureau du crédit agricole (BCA), seul organisme public autonome actuellement en état de fonctionnement, crée par la Loi du 17 Septembre 1963 et placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture des ressources naturelles et du développement rural (MARNDR) connait depuis plus de 12 ans une forte érosion de son capital, diminuant ainsi sa capacité à satisfaire une demande de crédit de plus en plus croissante. De leurs côtés, les institutions privés de Micro finance (IMF), selon les derniers rapports, jugent trop élevé le risque à encourir dans ce secteur et parlent de sa faible rentabilité. Ces jugements sont corroborés par le fait que l’Agriculture ne représente qu’environ 20% des investissements de ces instances, le paquet étant mis sur les activités commerciales. Force est de constater ici que soutenir les activités commerciales, sans tenir compte avec le même intérêt, de la production nationale, c’est alourdir le poids des importations dans la balance commerciale et par ricochet alourdir notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur, qui s’accorde harmonieusement avec l’explosion de la dette publique déjà obérée par un déficit budgétaire pharaonique, legs de plus de deux décennies de laxisme.

Notre économie reste tant bien que mal dominée par un secteur agricole important qui occupe la majeure partie de la population active (soit plus de 70%), néanmoins, elle est un secteur à faible productivité, ne contribuant à peine qu’à environ le tiers du PIB du pays, faute d’investissements. Il est vrai que le secteur privé à travers ses investissements, constitue un incontournable moteur de croissance, mais n’ignorons pas qu’il est guidé par ses intérêts, la recherche du profit maximum et que tout éveil social de sa part est généralement conditionné. Ce qui met à nu les responsabilités de l’Etat dans la dynamique d’insertion de ces millions de personnes du monde rural dans le processus de développement.